Trouver un emplacement, les techniques, les secrets : profiter des éléments sans les subir.

DORMIR
RETROUVER A LA FIN DE L’ARTICLE LA FICHE PRATIQUE « HOW2 – Trouver son emplacement » ! 

Nuisibles, froid, branches mortes, vent, humidité, inondation, pierre, les risques d’inconfort et de danger sont multiples en milieu naturel.

Si la survie ne promet pas de longues nuits, certaines techniques font néanmoins l’unanimité au sein de la communauté survivaliste. Egalement retrouvées dans la pratique du Bushcraft, ces techniques de bases sont toutefois énoncées dans le cadre d’un milieu relativement amical. De fait, elles doivent être adaptées en fonction de la saison, de l’environnement dans lequel vous évoluez (vent, humidité, densité de la végétation,…), ainsi que selon votre ambition (abri éphémère ou campement permanent).

CONSERVER SA CHALEUR CORPORELLE / RESTER AU SEC / ECONOMISER SES CALORIES

Oui, mais comment ? Internet nous livre ses techniques et ses secrets (retrouvez les sources à la fin de l’article).

TROUVER UN MICRO CLIMAT NATUREL : profiter des éléments sans les subir.

1_ Air FROID/CHAUD : L’air froid, à l’inverse de l’air chaud, descend. Le soir venu, il se glisse au fond des vallées et des cuvettes, ainsi que sur toutes zones creuses du relief (cours d’eaux,…). Si au cours de forte chaleur cette information peut s’avérer utile pour se rafraîchir en journée, c’est un savoir à double tranchant puisque du fait de ces courants d’air descendants, la température peut chuter très rapidement au cours de la nuit. Endormis avec 20 degrés, vous pourriez ainsi avoir un frisson plutôt glacial tout le long du dos, les frissons vous réveillant…

2_ Un, deux, trois… SOLEIL ! Si être exposé sur une longue période aux rayons n’est pas conseillé – excepté pour nos amies fripées de la Côte d’Azur, insensibles à la brûlure et au mauvais goût 😉 -, savoir profiter de ce chauffage naturel reste indispensable. Avoir un accès aux rayons du soleil permet de maintenir efficacement sa chaleur corporelle, mais aussi de sécher plus rapidement dans une situation post-averse/pluie. Orienter son camp à l’ouest permet ainsi de profiter des derniers rayons avant la nuit.
Special tip : la roche naturelle peut restituer la chaleur accumulée toute la journée pendant de longues heures, même la nuit.

3_ VENT, mal absolu ? On peut profiter d’un air chaud, d’un air froid. On peut profiter du soleil pour se réchauffer, s’en cacher pour se rafraîchir. Le vent, lui ne promet rien de bon à celui qui y est exposé. Par temps froid, le vent peut provoquer une chute brutale de la température corporelle, d’autant plus si vous êtes mouillés. Par temps chaud, le vent assèche, fatigue, brûle parfois. Pas d’issue, en survie, le vent n’est pas celui qui souffle un mot de poésie dans les poèmes japonais. En survie, le vent est un ennemi. La végétation et le relief sont des paravents naturels, à utiliser sans hésiter. Pensez aussi à relever le sens du vent, afin de ne pas voir votre abri s’envoler au moindre souffle !

4_ Appréhension du TERRAIN : Choisir un terrain en pente légère (pour éviter les risques d’inondation sans faire de la luge en sac de couchage :)) ou légèrement surélevé, propre (qui n’a pas déjà dormi avec un caillou, creux, bosse, épine dans le dos ?) ou facilement nettoyable (ne pas perdre de temps, monter son abri est la priorité), écarté des passages d’animaux (observation des traces, coulées, cf section MANGER/CHASSER/PISTER), pas trop près d’un lit de rivière (risque de crue !). Attention également aux dangers naturels (branches mortes, chutes de pierre…).

EN GROS : trouver un endroit légèrement en pente, surélevé, propre, loin d’un potentiel cours d’eau mais pas trop loin quand même, en partie exposé au soleil, abrité du vent, sans pour autant être dans une cuvette, protégé des animaux, à l’abri des courants d’air frais … sinon, c’est la mort.

no-effin-way-2NO FUCKING WAY !

Sans rire, la clé réside dans le mix. L’emplacement parfait n’existe pas. Il faut garder en tête les quatre points clefs : Air FROID/CHAUD, SOLEIL, VENT, TERRAIN, trouver l’équilibre et le tour est joué. Encore une fois, trouver un emplacement en été ou en hiver ne relève pas de la même combinaison, et c’est finalement votre instinct qui doit prendre la décision. Ces techniques permettent une bien meilleure appréhension, mais le choix final vous appartient.

Toutes les infos de cet article en CONDENSE, en PRATIQUE, en TRANSPORTABLE, juste en dessous 🙂 !

FICHE EMPLACEMENT

Prochaine étape : CONSTRUIRE ! 

HOW2

SOURCES :

http://scoutmestre.chez.com/techniques/survie/survie_6.html
http://publications.gc.ca/collections/Collection/D83-4-2-2001-1F.pdf
http://www.survie-et-survivalisme.com/abri/

http://naturebushcraft.e-monsite.com/pages/vie-au-bivouac/bien-choisir-son-empla-cement.html
– CEETS (Centre d’Etude et d’Enseignement des Techniques de Survie)- Carcajou N3 Automne-Hiver 2009/2010 (http://www.ceets.org/carcajou3.pdf)
– http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1230069-reconnaitre-les-plantes-faire-un-feu-mon-guide-de-survie-aux-vacances-dans-la-nature.html

/!/ RAPPEL : HOW2 n’invente pas mais rassemble les informations disponibles et éparpillées sur internet, afin de créer une base d’information complète et accessible à partir d’un site internet ergonomique. Si vous souhaitez participer, n’hésitez pas ! /!/

===> how2survie@gmail.com <===

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3 réponses à “Trouver un emplacement, les techniques, les secrets : profiter des éléments sans les subir.

  1. Pingback: Le TARP (bâche) ! Utilisation et 3 montages de base | HOW2 Survie·

  2.  »(ne pas perdre de temps, monter son abri est la priorité),  »

    j’aurais plutôt dit  »prendre son temps, monter son abris est la priorité » non ?

    deux trucs en plus (expérimenté encore semaine dernière en mode panique sous pluie battante, vigilance orange):
    – attention à l’idée  »bouée de sauvetage », la première n’est pas forcément la meilleure
    – corolaire: ne pas persévérer dans l’erreur, l’endroit avait l’air parfait, OK, mais le vent s’engouffre, ou tourne, ou ça commence à ruisseler autour… tant pis on démonte et on refait, 1/4h de perdu pour une nuit de gagnée faut pas chercher

    enfin, c’est mon avis… le choix de l’emplacement fait les 9/10e d’un bivouac réussit et des fois ça tient à pas grand chose!

    J'aime

    • Salut Ben et merci pour ton commentaire
      Ta phrase est juste, je m’en vais la modifier de ce pas 😉
      Pour ce qui est de ton expérience sous pluie battante, j’ai eu l’occasion d’expérimenter ça aussi il y a à peine quelques jours
      En effet, abandonner un terrain pour un autre peut être synonyme de gain de temps. Cependant, quid des terrains abruptes où on n’a pas vraiment le choix de l’emplacement ? C’était mon cas.

      La solution a été de repenser l’abri, que j’avais commencé en canadienne pour finir en cône.
      La lecture du terrain est d’une importance primordiale.
      Je rajoute cependant qu’une variable à prendre en compte est le duo lecture du terrain/adaptation de l’abri.

      A bientôt !

      J'aime

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